L'éducation par la nature et rencontre inattendue





{ si vous reconnaissez cette plante, n'hésitez pas à le mettre en commentaire, merci ! }




Sans doute avez-vous déjà vu dans votre ville/village, ou dans ceux que vous avez visité, ces panneaux et pancartes explicatives sur l'environnement immédiat, qui entoure la personne qui le lit, sur le paysage qu'elle peut voir au delà comme une chaine de montagne, ou qu'elle ne voit pas au contraire comme le monde souterrain et aquatique. J'ai toujours trouvé que ces pistes didactiques étaient vraiment les bienvenues et je me suis très souvent amusée de voir que c'était les enfants qui étaient mieux informés que leurs parents et que c'était eux qui leur expliquaient les choses. Pendant notre balade j'ai bien tenté de me remémorer le plus loin possible dans mes souvenirs quand nos professeurs nous avaient expliqué ce qu'il se passe dans la nature. Le souvenir le plus vivace remonte à l'école primaire de mon village. J'ai deux images en têtes, l'une où notre maitresse nous apprenait à reconnaitre les arbres grâce à leurs feuilles et l'autre une montée à pied d'un chemin en côte allant vers la forêt où je vis pour la première fois je crois une mue de serpent (je me souviens très bien avoir voulu la ramener chez moi), je me souviens également avoir eu un coup de cœur pour le prunier du Japon.
Les classes vertes sont très courantes lorsque les enfants sont petits et c'est quelque chose aussi de vraiment bien, il est dommage cependant qu'elles s'arrêtent à l'entrée du collège et qu'elles ne soient plus que l'apanage de certains domaines d'études précis (herboristerie etc). Je crois fermement que non seulement ces classes vertes permettent de décompresser pendant la semaine (autant les élèves que les professeurs) mais aussi qu'elles permettent d'élargir nos horizons et nos réflexions. La grande majorité des découvertes et avancées technologiques se sont faites grâce aux observations du monde végétal, minéral et animalier, donc, pourquoi s'en priver ? ...






Nous avons découvert avec plaisir que des pancartes informatives avaient été installées (en plus de celles déjà existantes à propos des découvertes de Quiquerez) tout au long d'un chemin que nous aimons beaucoup parcourir. J'ai pu ainsi confirmer certains de mes doutes sur des espèces, et j'ai appris à en reconnaitre d'autres. Quand on connait les espèces indigènes j'ai tendance à croire qu'on les respecte plus, dès que l'on peut mettre un nom dessus et qu'on apprend à les reconnaitre par leur caractéristiques on ne les voit plus comme une "mauvaise herbe", ou une plante qui ne sert à rien nous semble t-il parce qu'elle n'est pas ornementale ou parce qu'elle est peu connue. C'est le premier pas vers une entente tacite, une cohabitation silencieuse.
Les champs sont en fleurs, et bien que l'air soit encore frais à cause de la bise, les grillons chantent à n'en plus finir. La nuit dernière nous nous disions avec le renard à quel point ce son est relaxant. Les fenêtres ouvertes de notre chambre, l'air frais glissant au dessus de nous, le bruit de la rivière juste en bas, les grillons dans les champs et les clochettes des brebis ... c'est un chant de la nuit dont nous adorons nous repaitre. Le sommeil arrive bien vite et nous y glissons avec un sentiment de paix et de félicité. Pour ça je bénis l'été.






Une petite intuition m'a saisie, très fugace, en voyant un chemin que nous n'avions jamais emprunté. Quelques pas plus loin, nous surprenons des renardeaux s'ébattre et paresser dans de hautes herbes juste à côté d'une ferme un peu délabrée. La surprise m'a malheureusement fait retenir une exclamation, et ce tout petit bruit bien sûr a été entendu de nos petits coquins. Dommage, nous aurions pu avoir le temps de prendre quelques photos de la petite troupe avant qu'ils ne nous remarquent vraiment, trop occupés à jouer. Ils ont filé sous la porte de la grange, une petite tête a surgit pour voir si nous étions toujours là. Quelques secondes plus tard un autre est arrivé nonchalamment, sans nous voir au début. Nous avons pu le mitrailler étant un peu plus curieux que les autres (c'est là qu'on se maudit, une fois de plus, de toujours pas avoir un bon réflex avec objectif).
Lorsqu'il a filé lui aussi dans la grange je me suis retourné vers mon compagnon, la bouche grande ouverte et les yeux ronds de bonheur, je n'y croyais pas. Comme je lui expliqué sur le chemin du retour, je n'avais jamais vu de renards d'aussi près depuis que je suis venue vivre dans ce pays (je me rappelle encore avec délice la fois où, deux ans auparavant j'ai surpris un renard entrain de dormir paisiblement au soleil près d'un champs de maïs juste à quelques pas de moi), un comble ayant toujours vécu à la campagne en France, j'ai vu une ribambelle de biches et jamais un renard, ici c'est tout le contraire, des renards mais pas une seule biche !

Pas de doute, je reviendrais de temps en temps essayer de voir cette petite troupe de peluches vivantes ;)



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